Le coaching: effet de mode ou réalité contemporaine?

Récemment, plusieurs media font état d’un développement très rapide du métier de coach, en soulignant souvent des aspects négatifs de ceci (voir par exemple l’éditorial récent de Bilan). En effet, c’est une profession en plein développement et pour cause! Nous vivons actuellement une période extrêmement instable, où les acquis professionnels sont sans cesse remis en question, où les structures familiales se font et défont à un rythme soutenu, où l’individualisme extrême de l’Occident a provoqué aussi un isolement des individus. L’humain a besoin d’une certaine sécurité , comme Maslow l’a démontré dans sa fameuse pyramide de hiérarchie des besoins, et cette sécurité, notamment en termes de famille, d’emploi et de moralité, se dégrade rapidement. Pour faire face, survivre et se reconstruire, l’individu doit s’appuyer sur un certain nombre d’éléments: maintenir et développer sa confiance en soi, créer un environnement stable, s’intégrer dans des réseaux, rechercher des structures presque maternantes. Vous l’avez deviné, on retrouve ici les grands thèmes actuels – la recherche du sens par le développement personnel, la fulgurante ascension des réseaux sociaux où on est tous amis, l’état providence qui nourrit, soutien et porte. Je pense que ce n’est pas un hasard si les professions d’aide telles que le coaching se développent: il s’agit simplement d’une réponse possible à un besoin émergent lié à un changement social profond. Une autre réponse est le regain d’intérêt pour la religion, une autre encore le renforcement des nationalismes. Le coaching est donc un métier contemporain, qui répond à un besoin profond. Pour chaque individu, c’est aussi un moyen de développer ses ressources, de contribuer à affirmer sa confiance en soi et de donner sens à sa vie à travers l’accomplissement de projets concrets.

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